..... La fièvre du monde, l'insécurité d'un ensemble, survivre et dépérir, le commandement du 20e siècle.
Chaque jour, éviter les mines, entendre les balles siffler a tes oreilles. Des collections, des mutations, des mutilations, vivre à travers la chaleur de l'oppression, mourir des coups de l'autorité.
Tout d'idéologie, si peu d'analogie, des enfants dieux au pouvoir, ne sachant différencier intérêt et gouverner. On critique les jeunes, adeptes des jeux, mais regardons plus haut, regardons nos chefs d'Etat aux commandes de nos pays, à jouer aux échecs avec nos enfants, les envoyant humer l'air des enfers, tandis que nos mères travaillent à faconner les guerres, à financer la mort de leur unique vie.
..... Notre civilisation, nos villes, nos monuments où le monde s'agenouille avec prétention, nous nous esclaffons devant le sang de nos ancêtres, qui ont trimés, durant des millénaires. Et vous, facheux de connaitre la suite de notre histoire, continuons sous la domination, ne sachant quitter nos toits, ne sachant nous poser les bonnes questions. Nous même, nous ne savons différencier croire et savoir.
..... Nous avions terre et lumière, nous possédions libertés et rêves, pour n'en garder que la poussière. Embrigadée, enrolée, americanisée, que devient notre nature, notre humanité, subir et ternir sous l'obscurité changeante et perpetuelle de ces nouveaux idéaux. Nous étions une communauté, une famille, l'un souffrait, tous pleuraient, l'un perdait, tous partageaient, et maintenant, tous sont indifférents, on parle mais on agit pas. On pense, oui, ça c'est sur mais le fait-on de la meilleure des façons ? Nous sommes loin de la vie, nous sommes aux portes du mépris, entre égoisme et servitude, nous n'avons plus la volonté de s'opposer. Ainsi s'achève notre histoire, dans l'évolution de la terreur, dans la regression de nos coeurs, se laissant porter par les courants meurtriers de nos idées, adieu monde ensoleillé, bonjour aux abysses sans pitié.
Un Anonyme qui Mériterait de ne Pas l'Etre .